Ces politiques malades de l’Union européenne

Publié le 4 mars 2013 | par Guillaume Lelong | 4

Qu’ils sont nombreux ces hommes politiques malades de leur idéologie européanno-fédéraliste. A RageMag, nous avons plusieurs services (cinéma, politique, porno…) et même un service de psychiatrie spécialisé dans le traitement des libéraux et des fédéralistes fans de l’Union européenne ! Brisons exceptionnellement le secret médical pour vous présenter nos plus beaux patients.

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Patient numéro 1 :

Antoine Riboud est le PDG et le fondateur de Danone.

Symptômes :

Le sujet a affirmé le 7 mai 1992 dans Libération que « tout le contenu du nouveau traité est depuis plus de vingt ans inscrit en lettres d’or dans [leurs] stratégies industrielles ».

Doit-on supposer que le dumping social, la maltraitance des travailleurs exploités, la suppression lente mais certaine des acquis sociaux étaient prévus au programme de Maastricht ? Était-ce donc ça qu’avait majoritairement soutenu la gauche lors des débats ?

Contradiction, le même patient a défendu les 32 heures en 1993.

Diagnostic :

Cette forte incohérence dans les propos est le résultat d’un délire euro-psychotique aigü !

Projet de soins, traitement :

Il faut faire retrouver au sujet un ancrage avec la réalité. Nous proposons une thérapie avec Atelier Travail en milieu ouvrier.

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martineaubry

Patient numéro 2 :

Martine Aubry, maire de Lille, ancienne ministre du Travail, de l’Emploi et de la Formation Professionnelle. Elle fut également jusqu’à récemment la première secrétaire nationale du Parti socialiste.

Symptômes :

Le sujet a déclaré le 12 septembre 1992 : « C’est peut-être sur l’Europe sociale qu’on entend un certain nombre de contrevérités. Et ceux qui ont le plus à gagner de l’Europe sociale, notamment les ouvriers et les employés, sont peut-être les plus inquiets sur ces contrevérités. Comment peut-on dire que l’Europe sera moins sociale demain qu’aujourd’hui ? Alors que ce sera plus d’emplois, plus de protection sociale et moins d’exclusion. »

La patiente continue et persévère en 2005 et aujourd’hui encore. Elle a récemment déclaré pour le TSCG, un texte de droite : « Je me réjouis du vote du traité budgétaire européen à une large majorité ».

Diagnostic :

Il semble s’agir d’un problème familial puisque le père (Jacques Delors) présente des symptômes similaires.

Projet de soins, traitement :

Il faut envisager une thérapie familiale avec une approche systémique. Si le père est actuellement porteur de la maladie, c’est aujourd’hui essentiellement la fille qui en exprime les symptômes. La prise en charge doit se faire sans tarder car c’est les Français qui portent la souffrance.

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Patient numéro 3 :

Edouard Balladur, ancien Premier Ministre.

Symptômes :

Les symptômes européanistes de ce patient se sont notamment révélés le 29 avril 1992 et furent rapportés dans le journal le Monde qui n’a donc aucun respect pour le secret médical !

« La création de cette monnaie européenne n’aura rien d’automatique. En outre, chaque Etat conservera la maîtrise de sa politique budgétaire* et fiscale, dans des limites qui ne seront pas plus étroites que celles d’aujourd’hui. »

Tout comme le patient n°2, le sujet a également par la suite défendu le TSCG et le MES en n’ayant pas peur de se contredire. Qu’importe si aujourd’hui, l’UE a un droit de véto sur les budgets nationaux !

Diagnostic :

Le patient semble lutter contre ses angoisses en s’inventant des amis imaginaires avec lesquels il forme une bande : l’Union Européenne.

Projet de soins, traitement :

Ses défenses de nature psychotiques doivent être encadrées et travaillées au gré d’une psychanalyse approfondie. Allez Edouard, parlez-nous de votre mère…

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Patient numéro 4 :

Michel Rocard est un ancien Premier ministre, un ancien Premier secrétaire du PS mais également un ancien sénateur, un ancien député européen, est un ancien tout court.

Symptômes :

Le dossier patient est épais et contient beaucoup d’informations. Le sujet s’est exprimé à plusieurs reprises.

Le 3 juillet 1992 dans Libération, ce dernier affirmait : « Mon raisonnement est profondément social-démocrate. A vrai dire, je n’ai pas encore compris pourquoi les libéraux veulent de cette Europe-là » . Soit la social-démocratie est une maladie grave sur laquelle le corps soignant doit vite se pencher, soit le sujet est un néo-libéral refoulé utilisant le déni comme mécanisme de défense.

Le même patient, a également fait preuve de déni de démocratie le 28 Août dans International Herald : « ce qui n’était pas prévu, c’est que les peuples puissent refuser ce que proposent les gouvernements » .

Ces dénis sont-ils une défense face à une angoisse trop forte pour être assumée pleinement ?

Michel Rocard est également en proie  au point Godwin. Le sujet assimile le refus de l’UE au vote nationaliste, idée encore portée de nos jours et qui ne fait que faire grimper le FN : « Je suis persuadé que les jeunes nazillons qui se sont rendus odieux à Rostock votent “non” à Maastricht » (Le Figaro, 17 septembre 1992). Quelle confusion !

Diagnostic :

Le sujet présente un refoulement évident. Il n’assume pas être un militant de l’UDF (aujourd’hui, de l’UDI) et en souffre.

Projet de soins, traitement :

Une thérapie cognitivo-comportementaliste l’amènera à s’approprier enfin son positionnement politique. Pas le temps de faire une thérapie longue. Ça ne réglera pas sa folie mais, au moins, ça calmera sa souffrance.

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Patient numéro 5 :

Valéry Giscard d’Estaing, ancien président de la République.

Symptômes :

Le sujet a déclaré sur RTL le 30 juillet 1992 : «  Si le Traité était en application, finalement la Communauté européenne connaîtrait une croissance économique plus forte, donc un emploi amélioré. »

Diagnostic :

Peu importe ce qu’il a déclaré en 1992 après tout, le patient a aujourd’hui 87 ans…

Projet de soins, traitement :

Proposition d’installation en foyer logement voire EHPAD et qu’on le laisse tranquille.

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Patient numéro 6 :

Michel Sapin, ancien ministre de l’Economie et des finances, ministre actuel du Travail, de l’Emploi et du Dialogue Social.

Symptômes :

Ils sont multiples. Tout comme le patient n°6, Monsieur Sapin fut persuadé que le traité de Maasticht traduirait « plus de croissance, plus d’emplois, plus de solidarité » (sur RTL le 20 août 1992).

Le sujet semble confondre économie réelle et bourse : « Si vous voulez que la Bourse se reprenne, votez “oui” à Maastricht ! » (Université d’été du Parti socialiste le 31 août 1992 à Avignon). Dernièrement, le sujet a refait une bouffée délirante en soutenant le TSCG.

Diagnostic :

Ce patient est plus inquiétant que les précédents car il est encore aux manettes du pays. Monsieur Sapin présente une euro-manie chronique incurable.

Projet de soins, traitement :

Mise au repos immédiate.

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Patient numéro 7 :image-harlem-desir1

Harlem Désir, secrétaire national du Parti socialiste.

Symptômes :

Le patient a déclaré dernièrement à propos de l’Union Européenne : « nous allons  tenter d’organiser un front des progressistes européens pour imposer une Europe plus solidaire et un fédéralisme de progrès et non un fédéralisme de l’austérité »  (le Monde, 14 février 2013).

Au vu des erreurs commises par ses prédécesseurs socialistes, les services sociaux nous ont signalé le sujet pour une mise sous surveillance accrue.

Diagnostic :

Le Moi est effacé voire malléable et l’européanisme est fort. La défense des droits sociaux est inexistante dans sa gestion du Parti et c’est d’ailleurs pourquoi il a été mis là. Ce patient est une victime sans cesse manipulée depuis les années 80, depuis SOS Racisme. Le trauma doit être grand. Est-ce un syndrome de Stockholm ?

Projet de soins, traitement :

Une thérapie longue en institution républicaine encadrée par le docteur Michéa est envisagée.

 

Boîte Noire :

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À propos de l'auteur

Guillaume Lelong

Guillaume Lelong"L'homme fut terre, poterie, paupière de la boue tremblante, il fut forme de l'argile, glaise pétrie, pierre chibcha,..." [...] Puis il fit des blogs, puis il fit RAGEMAG pour protester et souhaiter continuer à utiliser ses mains et son cerveau dans des conditions décentes.



4 réponses à Ces politiques malades de l’Union européenne

  1. Ovide

    Dans le cas de Balladur, c’est beaucoup plus grave que ça puisque le sujet cherche des pratiques toujours plus fortes. L’union européenne n’assouvit plus ses désirs. Il en a conscience d’ailleurs :

    http://www.amazon.fr/Union-occidentale-entre-lEurope-Etats-Unis/dp/2213634211

  2. ptisteph

    merci pour ce rafraichissement des dires des uns et des autres !!

    et Michel SAPIN de nous expliquer encore hier que son projet de loi sur la fléxibilité compétitivité va nous protéger nous salariés du patron qui vire déjà avec une telle facilité qu’on se demande si il était utile d’amoindrir encore les lois du travail !

    mais il avait raison « plus de croissance ( pour les actionnaires ), plus d’emplois ( précaires ), plus de solidarité ( entre nantis ) »

  3. Bubu

    C’est excellent!
    Ah ben ça y est …je me suis pissé dessus de rire!
    Je vais mettre votre blog dans mes favoris.

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